Non, Twitter n'est pas un site de rencontres. N'empêche, de nombreux couples s'y forment tous les jours. Quand on crée du lien social, on crée des amitiés, des animosités, et parfois aussi, de l'amour.
Le seul problème, comme le dit Catherine Ringer, c'est que les histoires d'amour finissent mal, en général. Une bonne claque dans ta gueule tiens !

source : Tumblr game of thrones gifs
Alors comme j'ai vécu toutes les étapes citées ci-dessus, il fallait que je vous raconte ma laïfe, comme je ne peux plus le faire via Twitter.
Je ne vous parlerai pas des raisons qui ont fait que j'ai suspendu mon compte. Parce qu'on s'en fout un peu en vrai.
Ce qu'il faut savoir, la plupart de temps dans ce cas là, c'est qu'un gros ras-le-bol est à l'origine du départ de la twittosphère.
Et honnêtement, quand on est accro comme moi, au point d'y passer plus d'une heure tous les jours, le bénéfice est double. On se désintoxique en même temps.

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J'aurais pu partir sans rien dire à personne, mais j'ai préféré prévenir. Choix délicat. Je sais que certains pensent que mon acte reflète un égocentrisme démesuré, qui me permettrait de faire parler de moi.
Je ne vais pas dire que tous les messages reçus ne me font pas plaisir, au contraire, mais ce n'est pas le but de la manœuvre.
Bref. On va suivre cette expérience jour après jour.
Jour 1 : réveillée à 11:30, je suspens mon compte à 12:30 environ. Twitter m'apprend que j'ai 30 jours pour revenir sans quoi mon compte serait supprimé. Je trouve ça chouette. On a le droit d'hésiter. Sans ça, je ne serais pas partie, c'est sur.
Quand même, quand j'ai cliqué sur 'suspendre mon compte', je l'ai vécu comme une victoire. Je ne saurai trop l'expliquer. J'étais hyper fière de moi. Comme si j'avais vaincu un truc.

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Après, j'ai eu envie de Twitter plein de fois dans la journée. Mais je veux tenir. Et Twitter n'est pas taré, tu ne peux pas suspendre ton compte via l'appli du téléphone, mais tu peux la réactiver. C'est là qu'il va falloir résister.
C'est le WE, le WE je twitte moins, donc pas de soucis. Les potes, les copines, le téléphone. Aucun manque. Et un sentiment de liberté, de fierté. Ça parait pompeux et prétentieux. Itiz trou.
Jour 2 : journée bien remplie le retour. Ciné et brunch anglais entre amis. Gros rangement de mon chez moi, pas le temps de m'ennuyer. Mais quand même, je poste beaucoup plus de photos sur instagram, comme pour compenser une addiction par une autre. Weird. Tu verras, bientôt, on aura les twittos anonymes en desintox.
Arrive le soir (c'est dimanche), moment critique as usual. Comme je m'ennuie et qu'avec Vicky on a un compte en commun, je m'en vais regarder Twitter (ouais je sais c'est mal). Pas question de stalker, hein, juste mater vite fait la TL. Arf. Beurk. Vomir. Je ne détaillerai pas, mais j'ai vite tout éteint.
La conclusion c'est qu'il ne faut jamais rien attendre des gens, enfin je parle de ceux que tu croyais sincères. Grosse déception again.
En même temps, c'est à force de ces contrariétés répétées que je me convainc que j'ai pris la bonne décision.
Comme le dit l'adage : 'ce qui ne te tue pas te rend plus fort'
J'ai pris mon pouls, c'est bon, je suis bel(le) et bien vivante. Just breathe.

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Jour 3 : premier jour de travail sans Twitter. J'ai rouvert un livre. Et lu 100 pages en salle d'attente. Ouais nan mais tu comprends, depuis que je twittais, je ne lisais plus. J'ai honte. En plus je lis Game of Thrones. Le tome fait environ 800 pages. J'en ai 3 à lire. Qui attendent depuis septembre.
C'est une grosse journée de boulot, je rentre vers 19h, la soirée passe vite.
Seule frustration, ce soir sont diffusés les portraits des nouveaux candidats de l'amour est dans le pré. D'habitude, je passe la soirée à live-tweeter ces évènements indispensables. Bon, là, je ris seule. Et un peu sur Facebook. Sauf que interagir avec 250 personnes dont une vingtaine actives seulement contre plus de 800 followers, comment dire, on s'emmerde un peu.
J'avais oublié combien c'était mou et si peu réactif, Facebook.
J'ai pas stalké, même si j'y ai pensé.
Comme disait la philosophe Britney Spears : 'I am stronger than yesterday (...) My loneliness ain't killin' me no moooooooore, I am stronger'
Sacrée Britney.

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Jour 4 : beaucoup de kilomètres avalés, peu de salles d'attentes étrennées ou peu de temps d'attente. Pas le temps de penser à un quelconque manque. Et pourtant. Pourtant, c'est dingue cette addiction à ce réseau social. En plus je vois des trucs drôles, étonnants. Bref, soit je garde tout pour moi ce qui signifie énorme frustration, soit je trouve une solution de repli. Et en ce 4ème jour, je bombarde Facebook. Ce qui ne passe pas inaperçu, étant donné que je ne postais que très rarement. Bon. En même temps, j'ai désactivé mon compte Twitter pour ne pas lire certaines personnes et prendre du recul. La desintox, c'était le but secondaire.
Jour 5 : je vous ai pas dit, mais hier soir, via le compte du blaugue, je suis allée voir ce qui se passe sur Twitter. Bien mauvaise idée. Les évènements qui me touchaient et qui m'ont conduit à suspendre mon compte n'étaient, pour ainsi dire, que de la roupie de sansonnet. Ce que j'ai lu m'a retourné l'estomac. Je rentre dans une colère relative. Je suis dégoûtée, d'ailleurs d'autres ont lu comme moi et ont trouvé les propos hyper déplacés et irrespectueux. MAIS. J'ai des amis qui se battent contre des graves maladies, je suis en train d'acheter un appart de ouf, j'ai une famille que j'aime et qui m'aime. Franchement, je me rends compte que c'est ce qui compte, et que les parasites qui me pourrissent la vie jusqu'alors ne sont qu'une goutte dans l'océan. Twitter n'est pas la vraie vie. Je commence à vraiment relativiser.
Jour 6 : je vois désormais plus clair. J'en suis arrivée aisément à la conclusion suivante : les gens qui me blessent en publiant des tweets qui me dérangent ne feront bientôt plus partie de mes followings. Et pour ménager certaines susceptibilités, certains autres seront gardés mais mutés (je ne les lirai plus). Merci Echofon. Appli Twitter, prends-en de la graine.
Jour 7 : je patiente dans une salle d'attente sans réseau 3G. Aucune possibilité de connexion. Donc je reprends la lecture de mon bouquin. Et comme je prépare un concert, le vendredi et le samedi après-midi seront dédiés aux répétitions. Mais plus les jours passent, moins je ressens l'envie de Twitter. Ni même d'aller voir ce qui s'y raconte. L'écoeurement.
Alors oui, c'est vrai, je publie beaucoup plus sur Facebook. Il y a indéniablement une addiction.
Second week-end : concert de mon orchestre. Entre les répétitions et le concert, le temps file. Ma famille proche et mes amis viennent m'encourager. Et le dimanche se passe en famille, la vraie vie c'est aussi ça. Profiter des gens qu'on aime.
Je n'irai pas plus loin même si mon retrait aura duré encore une semaine. Le bilan est d'ores et déjà tiré. Je n'ai plus envie de lire certaines personnes, et notamment certaines conversations. Voilà, au final, ce qui me gêne sur Twitter. Ces conversations entre twittos qui se connaissent, et qui se fichent de savoir si ça peut blesser d'autres twittos. Parce que, quand on se connait, il y a les SMS. Si on se connait moins, il y a les DM (Direct messages pour les novices). Mais tout le monde n'a pas forcément envie de savoir que vous avez repris 2 fois de l'embuscade* à l'apéro. A fortiori si cet apéro est privé, et pas ouvert à tous.

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Ceux que je quitte, ne soyez pas vexés. Je le fais pour mon bien. Un peu d'égoïsme, pour une fois, ne me nuira pas.
Et, n'oubliez pas que Twitter, ce n'est pas la vraie vie.
-Jenny
*cocktail caennais à base de bière, calvados et vin blanc. Même Lady Gaga connait.
Article génial, c'est très plaisant à lire. Et je dis, comment on faisait avant pour raconter des trucs, sans gifs ?!
RépondreSupprimerJe ne sais pas. On était ringards et on ne le savait pas.
RépondreSupprimerJe ne sais pas. On était ringards et on ne le savait pas.
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